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24/11/2009

Vies parallèles.

Elle avançait tout droit, sans se soucier des cercles vicieux, ni des angles obtus. Elle n’avait qu’un but dans sa vie : tracer son chemin tout droit, et forcément cela devint sa ligne de conduite. Elle avait décidé de n’en varier d’aucun iota, jusqu’au jour où elle rencontra l’âme sœur.

 

Mais par définition ou par destin capricieux, son amour nouveau avait la même attitude qu’elle. Le maître de cet espace infini les avait baptisées droites parallèles et, parallèles, elles le resteraient. Elles firent donc un long chemin ensemble, sans pour autant échanger un mot, émettre une hypothèse, parler d’une inconnue ou tenter une intersection. Leur destinée était toute tracée; ou bien alors, pour leur malheur, leur déshonneur, il fallait que l’une d’entre elles change d’état. Mais si, en changeant d’état, elle brisait le cœur de son amour, elle ne s’en remettrait jamais.

 

Alors, elles continuèrent leur route, jusqu’au jour où l’une d’entre elles, chagrinée, déçue par sa vie toute tracée, y mit un point, s’y attacha et s’y pendit dans le vide infini.

Chat alors !

Quand je pense à un chat, je pense à une boule, à une boule de poils, à une boule de chaleur. Quand je pense à ça, je pense à moi, les poils en moins fourni, et la boule d’un autre gabarit.

Je me vois rouler dans l’espace, dans un charivari délirant où des chats de gouttière, dans une démarche chaloupée, chantent une sérénade, chahutant ça et là des dormeurs contrariés.

Je me vois courir au devant de chattes, à la recherche de chaleur, à la recherche d’un toit, d’un moi tout différent d’elles. Je cours, je danse le cha cha cha, bien sûr, je chahute les chattes sans chaperon et je leur déclame ma flamme par chapitres entiers : elles aiment ça.

Libre, indépendant, fougueux, téméraire, chafouin, je me prends au jeu et elles aussi. Elles sont faîtes comme des rates, les pauvres chattes. Ma chaleur les attise, ma chaleur les hypnotise, ma chaleur les apprivoise. De sauvages, elles deviennent minettes, de fugueuses, elles deviennent fougueuses. Nos chants amoureux réveillent à nouveau les dormeurs ; mais nous, on a si chaud que c’est bon d’être comme chats.

 
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