05.07.2008

Capitaine Alatriste.

Le réalisateur nous narre la vie d'un vaillant soldat espagnol dans les années 1620 1660. Mi soldat, mi mercenaire, le capitaine Alatriste a des fortunes diverses. Il subit une vie amoureuse compliquée, des intrigues de pouvoir où il ne veut pas être compromis, des batailles sauvages et sanguinaires. Ses seuls complices: des camarades de guerre qui vivent mal ces mêmes déboires.

Ce film est lourd, lent, long, ennuyeux. Ce rythme imposé nous allègue tout de même des cadres et une lumière soignés, mais l'intérêt se perd dans les méandres d'une évocation d'un passé nébuleux de l'empire espagnol, dirigé par un roi futile et l'omniprésente religion catholique.

Made in Italy

Cela aurait dû être une comédie, mais hélas ce ne le fut pas.

Lucas est né à Turin, mais a vécu en France, avec sa soeur et sa mère, une des quatre femmes de son père italien. Il est devenu un écrivain français relatant le charme de l'Italie. Son père meurt, Lucas, sa soeur et sa mère se rendent en Italie pour l'enterrement. Lucas se retrouve avec "les" veuves de son père. Il découvre aussi les ambitions folles de son père et les dettes que celles ci ont provoquées. Pris entre les crises des veuves, la fausse politese de l'avocat qui lui annonce à chaque fois des catastropes, Lucas est désemparé. Va t il pouvoir réagir ?

Toute cette description aurait pu permettre une succession de péripéties cocasses qui, arrangées à la sauce italienne, auraient pu donner du rythme, de l'humour et de l'intérêt à ce film. Mais hélas, Gilbert Melki n'est pas, et de loin, une digne doublure d'un Mastroiani ou Gassman. Quant au réalisateur, Stéphane Giusti, même s'il a un nom à consonnance italienne, ne peut rivaliser avec les talents des excellents De sica ou Risi. Un pâle téléfilm où il manque, tant dans l'interprétation que dans la réaisation, la truculence made in italy.

Sex and the city

La niaiserie de ma semaine. Je n'avais jamais vu un épisode de la série dont est tiré ce film, mais j'avais parcouru le thème: 4 jeunes femmes débarquent à New york pour faire carrière, s'enrichir et vivre le grand amour en toute liberté.

Le film les reprend 15 à 20 ans plus tard, je pensais que le nouvel age, leur position sociale leur auraient apporter une certaine sagesse ou même voire un détachement vis à vis de ces rêves et, en contrepartie, une forme "d'agressivité gratuite" envers les nouvelles postulantes, les jeunes hommes qui les dénigreraient ou les pourchasseraient pour bénéficier de leurs charmes mais aussi de leur enviable position sociale.

Mais non, à mes clichés, prononcez "clichés" à l'américaine please,les auteurs ont préféré d'autres clichés romantiques et nian et nian. L'une des quatre femmes poursuit depuis plus de dix ans son seul et unique grand amour, de tout temps. Une autre a trouvé cet amour mais ne l'entretient pas et se désole qu'il se brise, alors que l'on sait tous que la chair est faible. Une troisième a tout: position sociale enviable, richesse, talent et jeune amant, mais elle regrette le temps où elle était le centre d'intérêt de tout son monde, en un mot elle regrette sa jeunesse et sa légèreté. La dernière a tout pour être heureuse, un mari aimant, une petite fille mignone qu'elle a adoptée, une miraculeuse grossesse réussie, mais elle se gâche la vie en ne pensant qu'à son équilibre: manger bio, gymnastique, équilibre physique. Quel gachis !

Ce film en soi n'a pas réellement d'histoire, en dehors de la préparation d'un mariage, c'est plutôt une suite de péripéties où l'esprit féminin dans toute sa splendeur exulte sans réserve.

Je sais, je réagis en bon macho peu sensible à ce genre d'humour. J'ai tenté, en vain, de réveiller la part féminine de ma personne, mais rien à faire ! Toutes ces minauderies futiles me sont passées au-dessus de la tête.

02.07.2008

Au bout de la nuit

Ma bonne surprise de la semaine.

Tom ludlow est un flic implacable de los angeles, avec des méthodes radicales. Mais protégé par son chef Wandler, le duo fait avancer le prestige de l'unité d'élite.

Ces méthodes gènent certains qui osent franchir le pas et se confesser auprès du service de la police des polices. L'un d'entre eux Washington, ancien partenaire de Tom, se fait abattre sous ses yeux alors que Tom souhaitait avoir une conversation sérieuse avec lui.

Soupçonné de l'avoir tué pour se venger, Tom va tout faire pour trouver les assassins de son ancien partenaire. Et là s'engage une chasse à l'homme où les ennemis et complices favorables ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

Bonne ambiance, bon rythme, bonne interprétation avec une mention spéciale pour Forest Whitaker qui est admirable. Noir au possible, ce film a,à mon humble avis, un petit défaut: la cohérence de la motivation du personnage principal: peu de choses concrètes pousseraient réellement un flic à trouver les assassins d'un collègue qui aurait dénoncé ses pratiques hors normes et parfois hors la loi.

A voir sans réserve.

Bon baisers de Bruges

Ray et Ken sont des tueurs à gages. SI ken est un vieux de la vieille avec le calme qui caractérise l'expérience, Ray est un jeune chien fou. Tant et si bien que lors de l'exécution de leur dernier contrat, ray abat la cible visée mais tue, accidentellement, un enfant. Harry, leur donneur d'ordres, les envoie à Bruges pour se faire oublier.

A Bruges,un vrai trou à rats, avec son canal, la venise de la belgique, ses maisons médiévales et sa tour.

La mise au vert conseillée ne va pas se dérouler comme prévue, car un autre contrat déroutant va tout bousculer...

On m'a vendu ce film comme un thriller, mais en réalité c'est une drôle comédie amère, drôle non pas dans le sens de comique mais plutôt déroutante avec une touche irlandaise, à mon goût, car dans cette culture rires et larmes, mélancolie et humour glacé, se mêlent sans vergogne. Ici ce film n'y échappe pas et laisse un plaisant goût amer au spectateur. Alors si cette impression vous tente n'hésitez pas!

Indiana Jones, le crane de cristal

La recette des précédents épisodes était: poursuites, cascades, dépaysement,rythme et humour. Dans ce dernier film, les quatre premiers éléments sont présents, le dernier a plus ou moins disparu, il n'est pas aussi fort que dans les autres.

L'histoire aussi a perdu l'impact original qu'elle possédait dans les autres épisodes. Là, on ressasse les vieilles recettes. Un jeune homme se présente à Indy pour qu'il l'aide à retrouver sa mère et un ami commun qui a les mêmes hobbies qu'Indy: l'archéologie.

Et c'est parti ! Il faut retrouver les disparus, sauvegarder ce qu'ils ont trouvé de la cupidité d'ennemis typés, avant nous avions droit aux SS, là ce sont les russes. Pour le prochain on aura droit sûrement avec le fils de Indy aux méchants membres d'el quaïda.

Un spectacle assuré pour les fanas d'aventures puériles.

21.06.2008

Las vegas 21

Je détecte, j'aguiche, j'enrôle, je forme et je lâche le tout dans la jungle de las vegas. Je compte les cartes,je compte les cartes et je compte les cartes et à moi les dollars facilement gagnés, les suites luxueuses, les clubs chauds et la belle vie. tentant non ! C'est ce que propose Mickey Rosa, professeur en statistiques, à ses élèves les plus doués afin de concrétiser leur formation au black Jack (21). Une vie de rêve, certes mais qui a son revers de médaille. Ben Campbell, élève surdoué, va l'apprendre à ses dépens.

C'est un film honnête, tous les acteurs tirent bien leur épingle du jeu. Une palme pour Kevin Spacey qui, avec décontraction et cynisme, va mener à la baguette son petit monde. Ce qui manque à ce film, inspiré par une histoire vraie, c'est un rythme plus enlevé dans le déroulement du scénario, l'histoire se met en plan mais avec longueur avant d'arriver au coeur de l'intrigue. Le scénario se développe doucement sans trop de coups de théâtre avant le final. Mais un film plaisant tout de même.

03.06.2008

CLEANER

Tom Cutler est un nettoyeur. Drôle de métier, mais attendez il ne nettoie pas des vêtements, ni des murs et des sols, quoique ? Sur des missions, commandées par des clients divers, il se rend dans des lieux où un incident, un accident a eu lieu et le nettoie entièrement. Parfois la police fait appel à ses services pour nettoyer un lieu de crime. Aujourd'hui, il reçoit une commande et se rend sur les lieux pour exécuter son travail, mais cela ne se passe pas comme d'habitude. Cutler est embarqué dans une affaire qui le dépasse.

Le film aurait pu basculer dans un ryhtme haletant digne de ces thrillers classiques. Là, non ! Cutler est un brave type, un ancien flic qui a toujours réagi comme un homme simple et non pas comme un héros ou un baroudeur, il va oeuvrer avec ses armes, sa sagesse, son intelligence du coeur. Pris dans une affaire de flics, il joue le naîf pour découvrir la vérité, sauvegarder son activité et préserver sa fille, sa seule famille.

Un film au rythme lent volontairement qui dénote par rapport au genre.Mais cette lenteur rajoute un élément de suspense qui est assez original, la chute est assez classique, mais on se laisse piéger gentiment. Un petit film, mais pas désagréable à regarder.

23.05.2008

Le grand alibi

L'action se déroule lors d'un rendez-vous durant un week end organisé dans la demeure d'un sénateur amateur d'armes. Dans cette propriété noble et austère, un meurtre est commis: le mari volage est apparemment tué par sa femme. Mais rien dans les faits ne peut la blamer. L'enquête, menée par des policiers appathiques, va tenter de révéler la vérité.

Même si inspirée par un texte de Agatha Christie, "le vallon", cette histoire, passant à la modernité, n'a pas su garder le caractère désuet so british et la grande distinction de l'original qu'un téléfilm, où l'excellent David Suchet oeuvrait, avait conservés. Pour adapter ce récit, les auteurs ont usé et abusé d'une grossierté inommable qui, à leurs yeux, doit correspondre à la marque inévitable de notre époque. Sans compter que tous les personnages, par la volonté des auteurs, sont des personnages qui s'ennuient et ennuyeux. Ils s'ennuient tous. Ils s'ennuient dans un cadre familial strict, ils s'ennuient en constatant que leur vie de couple n'est pas celle qu'elle aurait du être, ils s'ennuient de glander, ils s'ennuient d'aimer, de tromper sans joie leur femme, de ne pas trouver l'inspiration. Bref, ils s'ennuient et nous ennuient.

Si la trame et l'intrigue du récit original sont plus au moins intactes, le traitement est lourd, pesant, bavard à l'excès, lent. On attend bien 20 minutes avant que l'élément déclencheur n'apparaisse. Aucun personnage n'est sympathique. Même si c'est une volonté, il aurait fallu donner une palette d'attitudes différentes et subtiles à ces rôles. Il manque à ce film l'humour décalé que savait si bien distillé Agatha Christie à tous ses acteurs.

Alors une seule formule, même si elle fait appel hélas à un film excellent, pour résumer ce film: ce n'est pas le grand alibi, mais plutôt le grand sommeil. Un ennui total.

12.05.2008

Bataille à Seattle

Seattle Novembre 1999.
L'OMC (organisation mondiale du commerce) réunit des membres importants de plus de 130 pays pour tenter de négocier la libéralisation de l'économie. Dans les rues de la ville, des milliers de manifestants veulent faire entendre leur voix contre cette réunion des plus riches, des plus forts qui exploitent n'importe comment les richesses de la terre et plus précisément celles des pays sous développés, profitant de leur faiblesse et leur pauvreté, pour se permettre l'intolérable.

Le réalisateur explique succintement la situation économique du monde et les ravages qu'a commis cette organisation du commerce des puissants. Puis, il nous fait partager les positions des manifestants, du maire de seattle, de certains policiers consignés pour maintenir l'ordre, d'une journaliste de télévision, témoin de certains dérapages, des représentants de pays en voie de développement et des responsables d'ONG. Ces éléments, mis en situation explosive, vont commettre et subir ce qui était prévisible.

J'ai ressenti ce film comme un vrai reportage sur une situation donnée, plutôt qu'un film de fiction. Ce documentaire romancé prend parti, sans réserve, pour les manifestants. Il montre un maire désarmé face à une situation qui se dégrade malgré ses bonnes résolutions, des flics pris dans un engrenage qu'ils ne soupçonnaient pas aussi démoralisant et culpabilisant. Il manque à ce document la partie adverse, ses motivations, ses raisons et logiques, ses démonstrations diverses et variées face à une telle situation. Dans un western, même si c'est assez caricatural, il y a les bons et les méchants. Dans ce film, seuls s'expriment, aux yeux du réalisateur, les bons. Il y a un déséquilibre qui pourrait transformer facilement ce bon film en un tract trop démonstratif. Même si ce film, par certains côtés, a les mêmes qualités du film "Collusion", il reste à mon humble avis trop partisan. Mais c'est un choix que je respecte.

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