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10/11/2008

Mensonges d'état

Le monde subit une crise de paranoïa comme jamais vue auparavant. Après le 11 septembre 2001, sept ans déjà, les Etats Unis d’Amérique battent en la matière un record du monde. Agressés sur leur propre sol par des terroristes, ils ont lancé une guerre contre les terroristes, contre l’axe du mal, se considérant eux-mêmes comme l’axe du bien. Mais qu’est-ce un terroriste ? Quelqu’un qui emploie la violence dans un but politique. Et là réside la subtilité, car tout dépend de quel côté l’on se place. Peut-on considérer les résistants au régime nazi comme des terroristes ou les Israéliens, avant que leur état ne soit accepté par la communauté internationale, usant de violence contre L’Angleterre, maître de cette partie du monde à l’époque ? Ces violences sont le résultat d’une violence physique, morale, militaire et économique d’une autre puissance. Qui est dans son bon droit ? Nul ne le sait, puisque chaque partie se retranche derrière son Dieu qui est meilleur que l’autre et auquel on doit tous respect et obéissance.

C’est dans ce contexte que ce film se déroule, développant des intrigues scabreuses pour atteindre l’objectif visé. Si les américains et leurs alliés ont pour eux les dernières technologies pour surveiller le monde, les autres prônent le contact direct, l’endoctri-nement, la peur, la manipulation. Ce cocktail d’armes provoque des situations de malaise qui plonge le spectateur dans l’expectative : Encore une fois, qui est dans son droit ? Confiance, trahison, mensonges d’état, cynisme sont là pour mener les deux mondes où intégristes musulmans répondent aux évangélistes chrétiens.

Ridley Scott reste sur cette corde raide fragile, ne s’impliquant pour aucune cause, ne voulant juger aucune partie. Sérieux, méticuleux, le scénario laisse transpirer cette dualité éphémère qui trouble chaque acteur de cet épisode guerrier, si celui-ci a su conserver en lui une once de conscience. Un film dur, violent, bien mené, un peu complexe mais qui est à l’image du conflit.

12:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2008

entre les murs

Palme d'or 2008 ! Palme d'or ??? Vraiment ??? ou palme d'or diplomatique ?
Pas un film mais un docu fiction et filmé comme tel.

En quelques mots le contenu. Un lycée dans un quartier de Paris où diverses communautés vivent en se supportant comme elles peuvent. On suit particulièrement une classe de 4eme et les problèmes que vit un prof de français avec ses élèves.

J'ai été déçu autant par la forme que par le contenu. Si je n'ai pas lu de critiques qui descendent ce film, c'est sûrement parce qu'il a obtenu la récompense suprême de Cannes et que le thème est trés sensible et qu'il serait politiquement incorrect de prodiguer une critique négative vis à vis de ce film.

Filmé comme un documentaire, il a peu de qualités artistiques tentant par ce fait de relater une réalité scénarisée comme naturelle, sans efforts de mise en image. Le résultat est plus que plat.

Maintenant, si ce film veut décrire la réalité d'une crise de l'éducation dans certains secteurs en prise avec une population variée culturellement en mal de vivre, il a réussi. Mais il a aussi mis la lumière sur le manque de prise de conscience et de réactions de tous les acteurs. Le responsable du lycée et les professeurs sont atteints d'une maladie molle du fonctionnaire, même s'ils sont sensibiliés à leurs devoirs d'enseigner et de tenter d'apporter un savoir à leurs élèves, ils ne réagissent pas comme il faudrait de peur d'être qualifiés et catalogués comme "fachos", même si mon terme est fort et violent. A aucun moment, ils n'osent imposer le minimum de discipline qui est nécessaire pour qu'une classe vive et apprenne quelque chose. Et quand les choses s'enveniment, au lieu de faire prendre conscience à l'élève perturbateur qu'il pénalise toute la classe et lui-même ainsi que son avenir, les professeurs culpabilisent en faisant ce qu'ils doivent faire, à savoir: faire passer un élève indicipliné, qui n'a aucun respect vis à vis des autres ni envie d'apprendre quoique ce soit, en conseil de discipline.

Si les auteurs voulaient montrer un aspect du monde de l'éducation, du niveau des élèves et tenter de prendre en sympathie les professeurs qui subissent cette grave situation, à la limite de l'implosion, ils ont réussi les deux premières parties du contrat, mais à regret pas la dernière.

11:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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