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26/04/2007

Rupture.

Ma chère Julie,

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

J’aime ces moments, le matin, lorsque dans le lit de nos amours, j’ouvre les yeux pour tomber sur ton visage bouffi de sommeil, encerclé par des mèches rebelles à la coloration indéterminée. J’aime ce moment précis où, d’une voix aussi douce qu’un démarrage de tracteur, tu me dis bonjour, exhalant ce parfum si particulier qui t’est propre, enfin si je puis dire, d’ail et de munster réunis. J’aime.

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

J’aime ton lever gracieux du lit qui m’en fait tomber. Puis, perpétuant cet immuable tableau du lever, d’un geste précis et gracieux, tu grattes, sous mes yeux, ton fondement avec énergie. C’est là que toute la beauté de la nature humaine s’exprime sans réserve. J’aime.

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

J’aime aussi l’instant, qui dure bien une demi-heure, où tu t’escrimes, avec des tonnes de produits adéquats, conseillés par les entreprises de ravalement, à te faire une beauté. Manœuvre inutile à mes yeux, car tu es une si belle nature que cela n’aggrave rien. Mais tu insistes, tu persistes. Tu grattes, tu pèles, enfin je traduis cela comme cela. Les pustules mortes tombent sur le carrelage froid de la salle de bain, je reste de marbre à leur malheur. Je m’esbaudis du spectacle, car tu veux être belle pour moi, juste pour moi, alors que je ne fus jamais dans ce domaine un égoïste. Le résultat est au-delà de mes désespoirs, même une voiture volée n’arrive pas à un tel chef-d’œuvre. J’aime.

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

Si j’aime ton physique affriolant, que penser de ton esprit, de ta conversation si enrichissante ? Avec toi, le silence n’existe pas, il n’a pas droit de cité. Tu as un avis sur tout et tu le donnes à tort et à travers. Aucun people, vedette de croisière, star de pacotille ne t’est étranger, tu sais tout sur lui. Grâce à tes lectures favorites (Voici, Gala, Hola, Trash and co), tu es devenue une vraie encyclopédie de l’info inutile, la reine du ragoût du ragot, l’impératrice du réalité show, de la télé débilité. J’aime.

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

J’aime quand tu réfléchis aux périls qui détraquent notre monde, causant un grand nombre de pollutions. Avec ton Q.I. de moule, tu restes dans le ton ou dans le thon ; c’est au choix, mon anchois ! Dans ces moments d’intenses pensées, tu te métamorphoses pour atteindre l’ultime extase, celle du cloporte. J’aime

Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie,
Je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, Julie.

Devant tant de beauté affichée, de talents exposés, que suis-je moi auprès de toi ? Le vermisseau à côté de la déesse, l’affreux crapaud à côté de la blanche colombe, le monstre de Frankenstein à côté de Cendrillon. Alors pour ne pas rendre hideux cet idyllique tableau, pour ne pas dégrader cette vision paradisiaque, pour ne pas avilir ton monde, je me dois de disparaître, d’aller périr dans un espace plus adapté à mon univers mesquin. Julie, je t’aime à la folie, mais, pour ton unique bien, pour ton épanouissement, je m’évanouis vers d’autres horizons, je te quitte.

10:05 Publié dans Babioles | Lien permanent | Commentaires (0)

Annonce.

“ Homme prêt à tout, cherche complice féminine, aux nerfs d’acier, capable de commettre l’irrémédiable : tuer ... ma solitude. ”

Cher complice,

Si je prends la plume, en la trempant dans de l’arsenic, c’est pour te prouver que je suis prête à tout : l’irrémédiable dans l’immédiat et l’impossible dans un délai de cinq jours.

Spécialiste du corps à corps, j’affûte mes armes dans la chaleur de la nuit. Adepte des arts câlins, je sais jouer des mains pour mieux triturer un corps dur, mieux serrer une gorge fragile ou encore étrangler l’âme triste d’un solitaire, comme toi.

Mercenaire de l’amour, je voudrais que cette mission soit la dernière et qu’ensemble nous la réussissions. Ce document s’autodétruira dans les cinq secondes qui suivent.

10:05 Publié dans Babioles | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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