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23/05/2008

Le grand alibi

L'action se déroule lors d'un rendez-vous durant un week end organisé dans la demeure d'un sénateur amateur d'armes. Dans cette propriété noble et austère, un meurtre est commis: le mari volage est apparemment tué par sa femme. Mais rien dans les faits ne peut la blamer. L'enquête, menée par des policiers appathiques, va tenter de révéler la vérité.

Même si inspirée par un texte de Agatha Christie, "le vallon", cette histoire, passant à la modernité, n'a pas su garder le caractère désuet so british et la grande distinction de l'original qu'un téléfilm, où l'excellent David Suchet oeuvrait, avait conservés. Pour adapter ce récit, les auteurs ont usé et abusé d'une grossierté inommable qui, à leurs yeux, doit correspondre à la marque inévitable de notre époque. Sans compter que tous les personnages, par la volonté des auteurs, sont des personnages qui s'ennuient et ennuyeux. Ils s'ennuient tous. Ils s'ennuient dans un cadre familial strict, ils s'ennuient en constatant que leur vie de couple n'est pas celle qu'elle aurait du être, ils s'ennuient de glander, ils s'ennuient d'aimer, de tromper sans joie leur femme, de ne pas trouver l'inspiration. Bref, ils s'ennuient et nous ennuient.

Si la trame et l'intrigue du récit original sont plus au moins intactes, le traitement est lourd, pesant, bavard à l'excès, lent. On attend bien 20 minutes avant que l'élément déclencheur n'apparaisse. Aucun personnage n'est sympathique. Même si c'est une volonté, il aurait fallu donner une palette d'attitudes différentes et subtiles à ces rôles. Il manque à ce film l'humour décalé que savait si bien distillé Agatha Christie à tous ses acteurs.

Alors une seule formule, même si elle fait appel hélas à un film excellent, pour résumer ce film: ce n'est pas le grand alibi, mais plutôt le grand sommeil. Un ennui total.

11:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2008

Avec un peu d’émotions de la part de mes amis.

Mercredi 9 Avril 2008, un peu plus de 21h.

Je suis dans ma chambre, sur mon lit. J'ai pioché dans mon stock de livres pas encore lus, un Brigitte Aubert qui promet: "Reflets de sang". En fond sonore, j'ai allumé la télé et M6 diffuse son émission phare du mercredi: "La nouvelle star". La pulpeuse et blondasse Virginie Efira prend la pose et annonce l'arrivée d’Amandine qui va nous interpréter: "With a little help from my friends"-le plus grand tube de Joe Cocker, même si ce sont les Beatles qui l'ont créé. Mon esprit fait tilt, je lève les yeux de mon bouquin et aperçois sur l'écran et sur un piano des mains blanches qui donnent le jour à quelques notes introductives.

Un brouillard blanchâtre enrobe une silhouette féminine. Debout, elle semble se débattre contre cette fumée blanche. Une petite fille perdue dans la brume transperce avec douceur la toile fumante. La tête dans les épaules, Les jambes qui la soutiennent à peine, elle avance à pas comptés. Sa voix frêle et tremblante émeut tout de suite. Comment va-t-elle s'attaquer à ce monument de la chanson anglo-saxonne ?

Empruntée, Amandine se fait douce, caresse l'air de l'espace pour amadouer son stress, sa sensibilité. Le réalisateur lui offre, à tort, un plan large, la plantant là, sur la vaste scène, seule face à un public vociférant.

La voix prend de l'assurance, elle a des tonalités de blues, avec quelque chose, non pas de Tennessee, mais de bien rauque. La pantomime désarticulée semble plus forte que jamais. Elle fond l'aire de la scène, bras en avant. Encore une approche douce, puis elle attaque le monstre, sa réserve explose. Elle mord dans la chanson à pleines dents, à pleins poumons, mais c'est l'interprète qui hurle sa sensibilité. Mon corps frisonne, mes poils, de toutes parts, s'hérissent. Toute l'âme d’Amandine, au travers de sa gesticulation épileptique, tout comme celle de son modèle -Joe Cocker-, transparaît, transpire. Mes yeux se mouillent.

Un dernier couplet hurlé, craché par ses entrailles, expulsé par sa force intérieure insoupçonnée, elle prépare le final triomphant et prenant. Le blues de sa voix me fait couler de vraies larmes. Je ne les maîtrise plus, je ne les comprends pas, mais elles sont là. Amandine a tout donné, elle est vidée de tout son soul. Pantin amorphe, elle ouvre les bras pour recevoir l'offrande des bravos, dans l’espoir de tomber dans des bras forts et vigoureux d'un personnage réconfortant, confronté à l'innocence incarnée. Une dernière pirouette, et l'artiste peut redevenir réelle, elle-même. Dans une attitude timide, craintive, la bête de scène est partie pour laisser place à la petite fille du début. J'ai craqué.

Dans cet état fébrile, je tente d'expliquer mes larmes. L'intellect prend le pas sur l'instinct. Est-ce l'attitude de la chanteuse qui me rappelle quelques aspects épileptiques de mon amie du passé ? Est-ce le déploiement d'une telle énergie, due à sa jeunesse, qui me rappelle que la mienne s'est, avec l'âge, amoindrie ? Est-ce l'excellence de sa prestation artistique qui me rappelle que j'ai toujours voulu, dans mon art, atteindre cette sensationnelle perfection ? Je ne sais, je ne peux clarifier toutes ces sensations, toutes mes larmes.

PS :

Alors cher lecteur, si tu penses que j'exagère mes ressentiments, tu n'as qu'à faire l'expérience par toi-même, en te rendant sur la page Internet suivante.

http://wideo.nouvellestar.fr/video/iLyROoafYMdK.html

Et n'oublie pas: ne retiens pas tes larmes, pleurer cela fait du bien. C'est une autre chanteuse qui le dit, alors ?

16:40 Publié dans Babioles | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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